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Introduction

Quand arrivent les vacances scolaires ou tout simplement les week-ends et que nous sommes en congé, nous bénéficions généralement de plusieurs jours voire semaines avec nos enfants. Cela peut être durant un séjour à l’étranger, une journée à la côte ou dans un parc d’attractions ou simplement au cours d’une balade en forêt, dans le parc de votre quartier ou au cours d’une après-midi shopping. Comment dès lors joindre l’utile à l’agréable pour que ces moments soient une source d’enrichissement pour chacun ?
Cet article a pour objectif de vous donner des conseils non pas pour que vous puissiez enseigner des choses à vos enfants (ou à d’autres enfants), mais bien pour que VOUS puissiez apprendre d’eux ! Car les enfants sont de très bons professeurs en ce qui concerne l’imagination, la créativité, la découverte de la nature et le jeu. Tout cela saupoudré d’une bonne dose de joie de vivre. Imitez-les et vous bénéficierez d’un véritable apprentissage au bonheur…
Nous allons expliquer tout cela dans la suite de ce texte. Alors prenez vos petites feuilles autocollantes et notez-y les phrases qui vous parlent le plus. Collez-les ensuite sur votre frigo afin qu’elles puissent être à portée de votre main quand vous serez avec votre (ou un) enfant.

Cultivez votre imagination

Situation 1 : Si vous êtes dans un parc ou dans votre jardin et que le temps le permet, demandez à votre enfant : « Que penses-tu des nuages ? ». Vous serez étonné de sa réponse ! Si vous prenez la peine de l’écouter, il se peut qu’il les compare à de l’ouate ou du coton. Il va vous expliquer que les avions peuvent passer au travers mais que les oiseaux, eux, peuvent dormir dedans. Demandez-lui ensuite : « Qu’est-ce que tu vois quand tu regardes un nuage ? ». Il vous répondra par exemple qu’il voit une pomme ou une voiture. Vous savez bien que « ceci n’est pas une pomme » mais, à l’instar de Magritte, posez-vous tout de même la question.

Situation 2 : Quand votre enfant essaie de s’endormir le soir et qu’il entend le plancher craquer, il est normal qu’il ait peur. Ne soyez pas trop vite excédée parce que vous avez besoin de votre soirée pour vous reposer. Car pour votre petit bout, ce bruit peut provenir d’un loup ou d’un ours qui passait justement par votre maison. Et s’il ne veut pas soulever la couette parce qu’il pense qu’un monstre s’y cache, c’est une vérité pour lui. Alors plutôt que de lui dire : « Meuh non mon loulou, il n’y a pas de loups en liberté dans notre pays » (la périphrase « en liberté », ça vous n’auriez peut-être pas dû la lâcher). Ou encore, au lieu de dire : « les monstres n’existent pas », rappelez-vous l’émission de télévision sur les loups visionnée en famille il n’y a pas si longtemps. Oups ! Et encore, êtes-vous certaine de ne jamais avoir dit une phrase du genre : « ma collègue a encore osé critiquer mon rapport aujourd’hui, quel monstre cette fille! ». Oups oups oups!!! Vous voyez bien que vous aussi avez de l’imagination.

Situation 3 : Votre enfant croit encore au Père Noël (ou en Saint-Nicolas si vous êtes Belge). Bon, c’est vrai que c’est mignon mais comment peut-il croire que ce gros bonhomme est capable de descendre par la cheminée ? Et qu’en plus il va dans toutes les maisons du monde (ou de Belgique) le même soir ? Ok vous êtes sceptique, ok vous ne vous rappelez plus que vous aussi vous y avez cru. Mais alors comment pourriez-vous expliquer que vous pensez pouvoir bientôt bénéficier d’une augmentation de salaire de votre directrice si pingre ? Comment faites-vous pour croire encore que « Oui, cette année, chéri ne m’oubliera pas pour la Saint-Valentin. Ou alors s’il oublie il se rappellera certainement nos 10 ans de mariage ! ». Hum hum hum. Alors, qui a le plus d’imagination ? Qui prend exemple sur qui dans la famille ? Mon conseil est le suivant : autorisez-vous à rêver un peu, ça fait tellement de bien.

Donnez libre cours à votre créativité

Situation 1 : Aujourd’hui il pleut. « Zut ! », me direz-vous. « Chouette ! », vous dira votre enfant ! Profitez-en pour faire des mandalas. Regardez de quelle manière votre petite chérie s’y prend pour ne pas dépasser les bords en coloriant. Elle vous tend un crayon mais vous n’avez pas envie de vous y mettre ? Forcez-vous un peu et vous verrez que vous ne le regretterez pas. En plus, il est prouvé scientifiquement que ça va vous détendre.

Situation 2 : Vous allumez la radio et votre fille de 8 ans se met à danser en secouant la tête. Elle vous demande si elle peut se décoiffer (car l’effet n’est pas le même avec une tresse mexicaine). Vous avez envie de crier que non, que ça vous a pris au moins dix minutes pour lui faire sa tresse hyper sophistiquée. Mais lâchez-vous un peu et FAITES PAREIL ! Secouez la tête dans tous les sens jusqu’à ce que votre longue chevelure envahisse votre visage. Croisez les pieds et faites des tours sur vous-même et aussi des pirouettes. Je vous assure que ça fait un bien fou.

Situation 3 : Vous n’êtes pas satisfaite des couleurs que vous venez de choisir pour votre nouveau blog. Vous voudriez qu’un œil expert passe tout cela en revue pour avoir des conseils de pro ? Demandez à votre enfant, pardi ! Et osez le rose, le bleu flashy et les petits dessins comiques. En plus ça ne vous coûtera rien (pas besoin d’une facture ni de vous faire enguirlander par votre comptable).

Découvrez la beauté de la nature

Situation 1 : Savez-vous reconnaître une larve de coccinelle ? Pensez-vous qu’il y en ait dans votre jardin ? Si oui, comment les identifier ? Difficile de répondre à ces questions hautement scientifiques ! Vous savez vaguement que les chenilles se transforment en papillon mais le reste ne vous est pas trop familier. Eh bien, posez la question à votre enfant : il est très probable qu’il sache y répondre (mieux que vous qui plus est mais chuuut, je ne le dirai à personne). Car il l’a peut-être appris à l’école il n’y a pas longtemps alors que vous ça remonte à… Mathusalem !

Situation 2 : Lorsque vous vous promenez au parc ou dans la forêt, qu’allez-vous observer ? Je suis prête à parier que si vous y allez seule, vous allez vous refaire le film de la journée ou même, de la semaine : « J’en ai marre de mon patron… » ; « Pourquoi ma sœur m’a-t-elle fait une telle réflexion au téléphone hier soir ? » ; « Déjà dimanche soir ! Demain il va falloir se lever tôt pour aller bosser. En plus il paraît qu’il va pleuvoir. C’est bien ma veine, juste le jour où j’ai prévu de prendre la voiture ! » etc. Par contre, si vous décidez de vous y rendre avec vos enfants, l’un ou l’autre ne manquera pas de vous expliquer combien il est merveilleux de pouvoir faire la différence entre un marronnier et un châtaignier rien qu’en regardant les feuilles des arbres ! Ou que sous les feuilles qui jonchent le sol se cachent d’incroyables petits insectes.

Situation 3 : Qui n’a jamais entendu un enfant de 4 ans demander : « La lune, elle sert à quoi ? Pourquoi elle est éclairée la nuit ? Et les étoiles, c’est qui qui les a mises là ? ». Et bien pour une fois, au lieu de répondre comme à votre habitude « parce que c’est comme ça, c’est la nature… euh… », demandez à votre enfant ce que lui il en pense. Il vous expliquera que la lune nous éclaire la nuit parce que le soleil est fatigué d’avoir brillé toute la journée, que la lune est là pour remplacer le soleil qui, lui aussi, a besoin de dormir comme vous. Que d’ailleurs quand il va dormir il se sert des nuages comme d’une couette. Et que sa maman lui lit une histoire tous les soirs !

(Ré)apprenez à jouer

Situation 1 : Si vous faites bien attention, vous verrez qu’un enfant joue à longueur de journée. Quand il se lève le matin, qu’il saute sur son lit et qu’il vous lance un coussin pour vous inviter à participer à son jeu. Au petit déjeuner quand il fait voyager un morceau de pain d’une main à l’autre. Même s’il ne dit rien, vous pouvez supposer que c’est pour lui un petit lapin qui avance ou, au contraire, une tortue qui traîne. Dans la voiture, il pousse votre fauteuil avec ses pieds. C’est un jeu pour lui car il voit la forme de votre corps et il sait que vous allez sentir ce petit pied. En réalité, il expérimente l’effet action-réaction. Quand il vous lance une balle sur la tête, il teste l’étrange phénomène qu’est l’apesanteur. Le ballon rebondit sur vous mais il finit tout de même par retomber à terre, pour ensuite rebondir dans votre parterre de fleurs. C’est là qu’il finira sa course folle, votre bambin éclatant de rire. Réfléchissez un peu avant de vous fâcher.

Situation 2 : Qu’attendez-vous pour participer à ses jeux ? Certes, vous êtes fatiguée par le long trajet que vous avez parcouru pour lui offrir cette super journée à la mer. Ou bien encore vous pensez que vous devriez travailler un peu pour ne pas accumuler trop de retard suite à votre congé. Mais votre enfant, lui, vous attend. Il vous demande : « Maman, quand est-ce que tu joues avec moi ? ». Et si pour une fois, vous répondiez autre chose que « Pas maintenant… maman est fatiguée » ou « Pas maintenant… maman doit faire la lessive » ?

Situation 3 : Pourquoi ne l’imiteriez-vous pas ? Et si gagner de l’argent en travaillant était maintenant devenu un jeu pour vous ? Ne serait-il pas temps d’envisager de devenir propriétaire, depuis le temps que vous en rêvez ? Vous ne connaissez pas le Monopoly ? Sérieusement ? Avez-vous oublié que l’on peut gagner de l’argent à chaque fois que l’on passe par la case « départ ». Et si les disputes avec votre conjoint n’étaient en fait qu’une lutte pour le pouvoir dans le couple ? Et si la vie, au fond, n’était qu’un jeu ? Un jeu auquel on peut gagner ou perdre, tricher ou non. Un peu comme votre enfant le fait.

Conclusion

Voilà qui est fait ! En une demi-journée, vous vous êtes reconnectée à votre âme d’enfant. Vous savez maintenant que votre imagination vous permet à votre tour de raconter des histoires aux enfants ou aux adultes mais aussi, de rêver à une vie meilleure…
Vous vous êtes exercée à l’art sur du papier à colorier et vous avez été étonnée de voir ce qui peut sortir de vos blanches mains. Car celles-ci ne sont pas faites uniquement pour conduire une voiture, préparer le repas du soir ou courir toute la journée sur le clavier de votre ordinateur.
Et d’ailleurs, si vous suivez bien les conseils de votre enfant pour les couleurs et autres dessins de votre blog, vous libérerez carrément votre âme d’enfant. Qui, elle, parlera en direct à l’âme d’enfant de vos clientes !!! Waouw, merci les pitchounets ! Grâce à vous mes ventes ont augmenté.
Sans même y penser, vous avez appris à vivre le moment présent, ce que certains psychologues (qui ont fait de longues études !) ont développé sous l’appellation « Méditation Pleine conscience » ou Mindfulness. Vous avez reçu de nombreuses recettes de bonheur que vous pourrez appliquer dès que votre moral baissera un peu.
Alors, chaque fois que vous passerez devant le frigo, vous penserez un peu à moi (même si ce n’est pas obligé) mais aussi et surtout vous vous rappellerez que votre âme d’enfant est toujours bien présente en vous. C’est elle qui vous apporte la joie, parole de psy !
Et quand vous jouerez au Monopoly, vous vous souviendrez que l’on peut sortir gagnant si l’on repasse par la case départ. Je veux dire : si on prend un nouveau départ.

Catherine de VOGHEL, psychologue, coach parentale et spécialiste en communication.

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